Atrox - "Mesmerised"
Norway - 1997 - Head Not Found - 57'33
1. Intro - 1'18
2. Steeped In Misery As I Am - 6'58
3. Wave - 10'28
4. The Ocean - 3'18
5. A Minds Escape - 6'34
6. Flower Meadow - 9'24
7. The Air Shed Tears - 7'02
8. Hinc Allae La Crimae - 12'30

Line-up :
Gersa : vocals
Monika : vocals
Rune : guitars, keyboards & vocals
Eivind : guitars
Dagga : guitars
Tommy : bass
Larry : drums

Nous sommes en 1997, ATROX existe depuis près de 10 ans et son premier album ne sort que maintenant. Après avoir joué un certain Death Metal (sous le nom de SUFFOCATION à leurs débuts, tiens donc…), le groupe nous revient ici avec des compositions beaucoup plus lentes, assez doomy sur les bords. Cet album étant assez éclectique dans son ensemble, il m'est impossible d'en parler dans sa globalité…
Après une intro très aérienne, qui nous fait découvrir un univers assez glauque, on entre dans le vif du sujet. "Steeped In Misery As I Am" démarre sur un riff très lent surmonté d'une partie lead relativement heavy. Ce passage est en quelque sorte le fer de lance du morceau car on le retrouve assez régulièrement. La voix criarde de Gersa arrive vite et, à défaut d'être très originale, elle colle vraiment bien au style. Elle est accompagnée par celle de Monika. Celle-ci par contre, n'a pas un timbre très fréquent pour le metal avec chant féminin, elle est très lyrique mais pas du tout dans la veine de Tarja de NIGHTWISH, ce ne sont pas des envolées, mais plutôt des passages chantés (il y a même des passages sans paroles) voire également très aériens. Ce genre de chant se retrouve globalement sur tout l'album. Elle navigue entre le grave et l'aigu, sans tomber dans les extrêmes.
Pour "Wave", on commence avec une suite d'accords en son clairs assez répétitifs (ça n'a rien de péjoratif) agrémentés de la voix de Monika, le tout sonnant un peu à la THE GATHERING. Puis arrivent les grosses guitares, en duo avec des passages acoustiques. Sur le début du morceau, Gersa utilise un effet sur sa voix qui la rend plus maléfique, plus désolante ; par la suite, il reprend sa voix "normal" pour nous lâcher des cris chantés s'alliant à la perfection avec le passage en question. Le tempo reste lui sensiblement le même, sur toute la durée du morceau avec ici ou là, des passages beaucoup plus calmes. On pourrait penser que dans un pareil style, le batteur s'emmerderait au plus haut point, mais il n'en est rien, il tente de placer des coups sur ses toms, partout où il le faut et ça tombe très bien.
"The Ocean", contrairement à son nom est loin d'être le morceau le plus calme de l'album, il reste sensiblement dans la veine des deux précédents.
Le gros changement arrive pour "A Mind Escape" qui se révèle être réellement le morceau à part de l'album. On trouve ici, une boucle rythmique pendant toute la durée de la chanson, un peu à la manière trip-hop. Certains passages me font même penser à du DURAN DURAN, c'est pour dire, l'étrangeté du morceau. Cet espèce d'"intermède" de plus de 6 minutes n'est résolument pas Metal mais fais réellement bon effet. C'est là que l'on voit que ATROX veut sortir de l'ordinaire et on dirait bien qu'il y arrive avec brio (avec qui ???).
Le début de "Flower Meadow" me fait un peu penser à du AGHORA (même si ce groupe n'arrivera que 3 ans plus tard). La suite en arpège, fait très Gothic Metal dans l'ambiance. L'énervement qui s'en suis reste dans la lignée assez atmosphérique, mais néanmoins très Metal, de l'album. Dans la 2e partie du morceau, on trouve un passage assez rock, très dansant, suivie d'une alternance des passages Gothic et énervés précités.
Après 2 minutes très folkloriques avec guitares acoustiques on retrouve dans "The Air Shed Tears" le même style d'arpège que dans le morceau précédent, en alternance avec des passages metalliques caractéristiques de l'album, le titre se finissant par l'intro.
Sur le dernier très long morceau au titre bizarre "Hinc Allae La Crimae", entre autres passages où Gersa s'essaye avec succès à la voix claire, ce qui m'a le plus marqué ce sont les passages où la basse sonne réellement comme sur le "Eternity" d'ANATHEMA, avec ce son si particulier et tellement indescriptible, vraiment très plaisant. On trouve également Monika en total délire, un peu dans la manière des albums suivants, avec une désorganisation lyrique, vraiment atypique, j'adore.
Pour conclure, ce premier essaie est définitivement transformé, cet alliage de Metal atmosphérique, de Gothic, de Heavy, et de beaucoup d'autres styles prend une tournure plus que souhaitable, un bon point pour le futur, dommage que le groupe n'aie jamais eu la reconnaissance méritée…
A noter que le label du groupe Head Not Found, n'étant pas hyper actif, ce disque est trouvable mais difficilement.

Ben : 80% (Avril 2002)



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