Dolorian - "Dolorian"
USA - 2001 - Wounded Love Records - 50'18

1. Grey Rain - 2'44
2. Blue Unknown - 7'37
3. Hidden / Rising - 8'40
4. Cold / Colourless - 9'09
5. Nails - 2'26
6. Numb Lava - 7'36
7. Ambigous Ambivalance - 1'54
8. Seclusion - 9'11
9. Faces - 0'56

Line-up :
Haapapuro : vocals & guitars
Kukkohovi : drums, guitars & bass
Ontero : keyboards

C'est avec un plaisir non dissimulé, que j'ai découvert le second opus de DOLORIAN, tant le premier m'avait laissé un souvenir impérissable grâce à sa qualité. Au premier abord, vous risquez sûrement d'être interloqué, de par le changement le plus radical, c'est-à-dire la voix. En effet, celle-ci a sauté du Black Metal à une voix claire, plutôt Pop, non pas Classique, mais presque murmurée, mis à part sur le titre "Ambigous Ambivalence", où les relents Black Metalliques se font ressentir vocalement. En fait, dans l'esprit, on peut comparer ça, à ce que fait M. ARTHUR H, et ce seulement au niveau du registre vocal !!! Néanmoins, la voix préserve un côté malsain dans son timbre. En ce qui concerne la musique à proprement parler, un changement en demi-teinte s'est lui aussi opéré. En effet, celle-ci est beaucoup moins Metal et plus Rock, comme par exemple avec le titre "Cold / Colourless", et ce malgré les différentes montées en puissance progressive liée à la musique comme sur la chanson "Grey Rain". Cependant, elle conserve deux aspects essentiels propres à DOLORIAN et par extension au Doom : la lenteur et la mélancolie. Des phénomènes que l'on peut observer avec le titre "Hidden / Rising" ou encore sur "Faces", mais je dirais en fait comme sur tous les titres de DOLORIAN. En outre, vous vous apercevrez d'une influence quasi tribale sur la fin de la chanson "Ambigous Ambivalance", ce qui permettrait presque un temps de respiration au sein de cette musique si sombre et si opaque. De plus, La batterie demeure l'épine dorsale, dans la mise en place de l'atmosphère propre au groupe, et par extension de sa mosaïque musicale évidemment, ce qui est perceptible par l'intermédiaire d'une chanson telle que "Numb Lava". En outre, vous vous apercevrez également que les guitares sont encore plus lancinantes, notamment sur "Seclusion", que sur l'album "When All The Laughter Has Gone" et vous mettront, si c'est possible, encore plus mal à l'aise, en déclenchant en vous d'insupportables nausées, devenant de plus en plus intenses, au fur et à mesure de la progression de cet album. Par le fait, l'écoute de cet album ne sera pas une mince affaire, et si je vous le dis, vous pouvez me croire sur parole, puisque plus vous l'écouterez, plus vous aurez du mal à l'écouter, tant il en devient de plus en plus oppressant au fil des écoutes. Cet album de DOOM est un des plus intéressants sortis à l'heure actuelle, car il tend à sortir des sentiers battus pour explorer des voies encore inconnues dans le milieu du Doom. Un album, dont les géniteurs, peuvent estimer qu'il sera sûrement un de ceux, qui contribuera au renouveau du courant, ce qui je l'espère ne les fera pas reposer sur leurs lauriers. C'est un album que je conseillerai aux spécialistes du courant, mais n'étant pas des true intégristes, ou plus généralement aux personnes ayant l'esprit ouvert vis-à-vis de la musique. Quant aux autres, ils ne rateront rien, ou du moins c'est ce qu'ils croireront naïvement, en passant leur chemin sans se retourner !!!

Rincevent : 99% (Mai 2003)



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