Entretien avec Franck Kobolt le 03 juillet 2002 (par Ben)

SYMBYOSIS est un jeune groupe parisien qui allie la richesse et la puissance d'énormément de styles musicaux différents pour en extraire le meilleur et en obtenir la symbiose parfaite. C'est, allant à contre courant, que le groupe s'est révélé à travers ses différentes réalisations. Franck Kobolt, créateur de l'entité SYMBYOSIS et principal compositeur a bien voulu répondre à nos questions et nous en dit plus sur sa "chose"…


Frank Kobolt1. Pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas, présentes-toi ainsi que ton groupe SYMBYOSIS. Peux-tu nous donner une petit historique du groupe ? Pourquoi ce nom ?

L'idée de créer SYMBYOSIS est née seulement il y a deux ans. A la base SYMBYOSIS s'appelait PROJET CHRYSALID. J'avais décidé de composer 4 titres, lorsque je travaillais seul et sans groupe, d'enregistrer une démo, le tout de façon instrumentale. Mais plus tard, Phil Quist, un très bon ami, écouta la démo et m'encouragea à enregistrer un album complet, un album Death Metal mélodique. Alors je l'ai fait et j'ai demandé à plusieurs musiciens d'enregistrer quelques parties pour moi : Karl a fait quelques solos de guitare, Corrosive Bob est aux vocaux, Cryopsis et Gerom Oslanon sont aux backing vocals. Le line-up est le même pour "Crisis" et "The Fluid". Mais dans cet ensemble, je suis une sorte de superviseur, j'ai en quelques sortes le "Final cut". Aujourd'hui, après une longue quête, le line-up est enfin au complet avec de nouveau membres : Rob Veidt - basse, Nikos Kevorkian - guitare, Franck Kobolt - guitare, Corrosive Bob - voix, Tarik Karlsson - batterie.

2. Vous jouez un style de musique assez particulier, je me suis amusé, dans une de mes chroniques, à le qualifier de "Cyber Atmospheric Very Extra Cold Metal", comment, toi, le décrierais-vous ?

Tout d'abord, la logique par laquelle nous arrivons à ce résultat n'est peut-être pas évidente pour tout le monde. Il faut préciser que le processus d'écriture n'est pas directement lié à un style ou une influence mais à l'énergie. Beaucoup de media, et par conséquent les fans, véhiculent l'idée que les groupes écrivent du Black, du Death ou encore du Gothic, mais si tu côtoie des musiciens tu te rends comptes qu'ils ne pensent pas forcément à un moule auquel adhérer. Par ailleurs, tout ça c'est du Metal ! Point. Et si tout le monde pensait de cette manière, tu n'aurais plus l'exemple de celui qui n'écoutera jamais tel ou tel groupe sous prétexte que c'est du Black et qu'il n'aime pas ça. Résultat, il ne risque pas d'évoluer et d'ouvrir son champ musical. C'est pour cette raison qu'on appelle ça du Symbyo-Metal, vu que ça n'existe pas, tu n'as pas le choix, il faut écouter pour te faire une opinion. Ensuite, tu peux aimer ou trouver que c'est bon à jeter aux ordures, ton opinion t'appartient et elle sera en l'occurrence fondée sur ton oreille et non sur des histoires de style.

3. Quelles sont ou étaient vos influences ?

Nous écoutons de tout (je veux dire vraiment de tout), au risque de choquer certains, nous estimons qu'un bon disque est d'abord estimable sur sa base mélodique, rythmique, sur sa qualité de son, etc.. Ce qui te donne à l'arrivée des choses comme : Seal, TEARS FOR FEARS, PINK FLOYD, John Williams, Alan Silvestri, SIMPLE MINDS, Setve Vaï, Mickael Jackson (ancienne période), MEKONG DELTA, DREAM THEATER, QUEEN, Devin Townsend, A, VAN HALEN, SADIST, CYNIC, SLAYER, IRON MAIDEN, YES, Bruce Springsteen, Hans Zimmer, des musiques traditionnelles de Hongrie, Iran, Italie, Turquie, Bulgarie, NAPALM DEATH, la vague Death de Floride en générale, POLICE, KORN, Robbie Williams, U2, TOTO (Dune), THE CURE, du Fado etc…

Corrosive Bob4. Vous avez à ce jour sorti un MCD "The Fluid" en 2000 et un album "Crisis" peu après. Vous avez aussi depuis, enregistrer divers morceaux tels ce "Voyager" et votre promo "Life Is A Phœnix" Peux-tu nous parler de ces morceaux disponibles juste en téléchargement sur votre site ?

Pour "Voyager", l'idée c'était de proposer du neuf, même si on ne sortait pas d'album. Nous étions encore avec Listenable Records, mais la sortie de l'album était prévue pour plus tard. Nous ne voulons pas que les fans s'ennuient à écouter toujours le même disque et chaque fois que nous le pourrons (finances), nous mettrons de nouveaux morceaux à télécharger. J'ai composé différemment pour Voyager, les guitares certes présentes sont rattrapées par les ambiances et les voix, les rythmiques sous les solos sont plus lisibles et le bassiste a apporté une touche groove qui n'était pas présente sur "Crisis". Nous avons par ailleurs décidé de mixer plus fort la voix de Corrosive Bob.

"Phœnix", c'est ce qui m'a demandé le plus de travail jusqu'ici. Contrairement à ce qui a été dit, ça joue vite ! Seulement mon souhait était de masquer le coté brute par le travail des claviers, voix et autres, avant tout je veux que ça reste mélodique (si quelqu'un n'est pas convaincu par ce que je dis, il prend sa gratte, il enregistre les morceaux et on en reparle !) "Phœnix" est à la base une œuvre de treize morceaux (d'un seul tenant au niveau histoire et textes, appelez ça un concept album si vous voulez).

5. De plus, vous m'avez dit que vous étiez globalement satisfait de l'analyse que j'ai pu faire de vos œuvres, mais y'a-t-il des choses que vous voudriez contredire, des idées qu'il vous semble être infondées ?

Ce que nous tenions à dire se trouve dans le reste de l'interview.

6. Quel regarde portes-tu sur la jeune carrière du groupe ? Quelles différences trouves-tu entre vos débuts et maintenant ? L'état d'esprit est-il toujours le même ?

Le fait est que, indépendamment, nous évoluons dans le milieu musical depuis bien plus longtemps que la formation de SYMBYOSIS, notre mentalité n'a pas changé. De plus Bob et moi sommes plus près de la trentaine que la vingtaine, ce n'est pas maintenant que nous réalisons les choses, nous l'avons fait, il y a déjà longtemps.

7. A la sortie de "The Fluid", nous pensions que Laurent Merle (boss de Listenable Records) avait misé sur vous en vous signant, vous étiez sûrement pour lui, un des nouveaux espoirs de la scène française. Pourquoi ce retournement de veste ? Comprends-tu sa décision de se séparer de vous ?

Laurent mène sa barque comme il l'entend. Il doit faire tourner sa boite, s'il estime que nous ne sommes un bon investissement, c'est son choix. Comme je l'ai dit, je n'ai plus 15 ans, et je sais qu'en France dans le Metal, tu as peu de chance de faire quelque chose. Dans le fond, que tu aies un label ou non, ça ne change pas grand chose ; tu ne gagnes toujours rien, tu passes tes journées à jouer et composer si tu le peux, si tu as une femme, un appartement, il faut bien bosser. Sinon tu touches le R.M.I, tu fais ce que tu as à faire pour avancer, mais il ne faut pas compter sur un label pour changer ta vie, c'est à toi de le faire. La seule chose que fait un label, pourvu qu'il soit bien distribué, c'est de mettre ton disque dans les bacs et de faire ta promo. Si le label est petit, petite promo et petite avance sur royalties, si le label est gros, ça n'est même pas dit qu'il s'occupe de toi pour autant, il y a d'ailleurs beaucoup de groupes connus qui se sont retournés contre leur major, les exemples ne sont pas rares et il ne faut pas chercher bien loin. Dites-vous bien, qu'un groupe qui sort une compile avant une rupture de contrat, c'est généralement parce que le groupe ne veut plus produire d'album pour ce label, c'est donc qu'ils sont en mauvais termes avec eux.

Nikos Kevorkian8. Malgré cet "échec", êtes-vous content de l'accueil reçu par chacun de vos "produits" ?

Même si un seul fan écrit pour te dire "j'ai votre dernier morceau, je l'écoute en boucle, ça tue !", alors ça vaut le coup. De toute façon, il faut arrêter de mentir, les musiciens jouent, certes pour les autres, mais aussi pour eux-mêmes, parce qu'ils en ont besoin, comme ils ont besoin d'une femme ou d'un verre, c'est une drogue et elle est dure.

9. Vous avez d'ailleurs enregistré le promo "Life Is A Phœnix" dans le but de décrocher un contrat, qu'en est-il en ce moment ? Si vous ne trouvez pas de boîte à la hauteur de vos espérances, comptez-vous tout de même le sortir sur le compte de votre association Hidden ? Si oui, quand pensez-vous pouvoir enfin nous le proposer ce tant attendu deuxième album ?

Pour tout ce qui concerne "Phœnix" et sa sortie, je préfère ne rien dire pour l'instant. Mais pas d'inquiétudes, quand ce sera le moment nous ferons une annonce générale qui sera entendue.

10. Entre votre période Listenable et l'actuelle, vous avez eu un sacré remaniement de personnel avec notamment, le départ de Phil Quist et l'arrivé de nouveaux membres, peux-tu nous éclaircir sur cette situation et nous présenter les nouveaux effectifs ?

En fait Phil Quist n'a jamais été un membre comme les autres. Quand tu fais un film sur la NASA tu embauches un consultant parce que tu ne sais pas nécessairement comment fonctionne un satellite et tu en as besoin pour que ton film soit crédible. Ici, c'est à peu près la même chose, à la différence que je sais comment faire du Metal, mais j'avais besoin d'une oreille extérieure et inventive. En outre, Phil à une culture musicale Metal des plus impressionnantes, ça aide aussi quand tu composes.

11. Quelles sont les principaux concepts, thèmes développés par le groupe ? Quel est globalement le but du groupe, avez-vous des idées précises, un fil conducteur qui fait avancer SYMBYOSIS ?

Il n'y a pas de concept en tant que tel, comme l'entendent la plupart des gens. Nous avons décidé de mettre tout ce qui est en nous. Les textes parlent de Corrosive Bob et de moi-même. Fantasmes, peurs, rêves, rage, sexe, haine, questions qui nous tourmentent, tout ce qui fait notre personnalité. Le résultat peut paraître dingue et irrationnel, comme quand tu n'arrêtes pas de penser et que les idées s'entrechoquent sans avoir de réelle cohésion. C'est ce qui fait de toi ce que tu es, ton système, ton monde. Nous avons essayé de partager le nôtre, c'est tout.

12. Que vous apporte ce groupe ?

Pour être franc, SYMBYOSIS ne m'apporte rien, pour la bonne raison que je ne l'ai pas créé dans ce but. C'est comme une relation homme-femme, tu ne le fais pas parce que ça peut t'apporter des choses, tu le fais par envie, par besoin et surtout parce que tu sais que c'est mieux avec que sans.

13. Qui est l'illustrateur de vos pochettes ? Quelle directives lui donnez-vous pour réaliser de telles prouesses ? On trouve une certaine cohésion entre-elle, elles ont l'air d'être sortie du même cerveau, en utilisant les même outils, qu'en est-il exactement ?

Pour tout le graphisme et les photos, c'est moi qui officie. J'ai fait mes études en publicité dans les arts graphiques et la peinture, je pensais en faire mon travail, et la musique est arrivée.

Antoine Veidt14. Franck, tu es, avec Corrosive Bob l'homme à l'origine du groupe, tu es de plus à l'origine de la plupart des compositions. Pourrais-t-on dire que SYMBYOSIS soit surtout le groupe de Franck Kobolt ? Quel est le rôle de chacun des membres, dans l'écriture de la musique de SYMBYOSIS ? Qui est ce fameux CRYOPSIS qui est régulièrement crédité comme étant à l'origine de nombre de vos textes ?

Tarik Karlsson à la batterie, Nikos Kevorkian à la guitare et Rob Veidt à la basse. Ils sont membres à part entière. Ils ont une certaine liberté dans le travail car ce sont des musiciens accomplis et inventifs. Je ne voudrais pas les brider. Mais comme je tiens à garder le contrôle de ma musique, je compose tous les morceaux. A eux, ensuite, de trouver la bonne interprétation et de recomposer les parties libres de façons efficaces. Ils arrangent toujours à leur sauce ce que j'écris et ils le font bien. Cryopsis est une entité guitaristique, il a joué avec nous lors du concert tribute à Chuck Schuldiner, c'est un bon ami et il a vraiment du talent.

15. Quel fut votre parcours depuis vos premiers pas dans la musique ? Quel regard portez-vous sur vos carrières personnelles ? Quels sont les projets que vous avez en ce moment en plus de SYMBYOSIS ?

En ce qui concerne Corrosive Bob et moi-même, nous avons tous deux joué dans diverses formations obscures sans jamais aboutir sur quelque chose de concret. Nous avons beaucoup travaillé dans l'ombre d'autres groupes, que ce soit au niveau de la production ou de la sonorisation live ; et nous jouons du métal depuis l'age de 14 ans.

16. Quels sont les choses qui vous influencent quand vous écrivez ?

L'art, les peintures, sculptures, le cinéma, la musique, le monde où nous sommes. Chaque personne qui crée quelque chose est avant tout influencé par sa propre bulle, sa propre capacité à voir le monde sous un angle différent de son voisin, ce qu'elle crée est un reflet orienté de ce qu'elle voit.

17. Y a t'il des sujets d'actualité qui te touchent ?

Je ne fais jamais directement référence à un fait d'actualité. Si tu y regardes de plus près, chaque fait divers ou gros évènement est toujours lié à un truc vieux comme le monde. Il n'y a pas de nouveau fléau. L'homme est toujours un prédateur inconscient et fourbe, niant son propre écosystème et rejetant les lois qui le régissent. Si dieu a fait l'homme à son image, alors ce doit être un sacré bordel là-haut. Les démons qui hantent notre génération sont les mêmes que ceux qui ont terrorisé nos pères et nos arrière-grands-pères, ils ont juste revêtu une apparence plus moderne, s'adaptant à notre technologie et à nos préoccupations au jour d'aujourd'hui. Donc si tu abordes un thème cher aux vieux philosophes de l'antiquité, à coup sur, tu peux y raccorder un problème d'aujourd'hui.

18. Je n'ai jamais eu la chance de vous voir jouer live, mais, aux vues de la complexité de votre musique, est-il aisé de reproduire fidèlement ce que vous faites en studio ? Avez-vous recours à d'éventuels artifices pour vous faciliter la tache ? Je suppose que comme beaucoup de groupe, vous avez une certaine affection de la scène, quel(s) sentiment(s) ressentez-vous quand vous vous retrouvez devant ce parterre de gens majoritairement conquis ?

La scène reste quelque chose de magique et difficile. La chose la moins évidente réside en la présence de séquences (claviers, voix additionnelles, etc...) quand tu les utilises, ton batteur joue au clic, cela devient, du même coup, très encadré, on se sent parfois emprisonné par le métronome. Pour le reste bien sur, nous aimons la scène et, dès que possible, nous y reviendrons.

Tarik Zulficar19. Que penses-tu de la scène Metal actuelle ? En très bonne évolution ou en totale perdition avec l'arrivée d'un flot de nouvelles formations qui saturent totalement le marché ? Et la scène française, on la croirait en plein boom, mais ce n'est pas pour autant que les labels les signent plus facilement. Les groupes préfèrent monter eux-mêmes leurs labels, comment vous situez-vous par rapport à ça et surtout, qu'en pensez-vous ?

Je trouve qu'Internet est un bon exemple de ce qui se passe en ce moment. Le problème est que l'on a donné à monsieur tout le monde la possibilité d'avoir accès a un média et surtout de le contrôler et de diffuser via ce media, ce que bon lui semble. Résultat, tu cherches quelque chose sur le net et tu dois te taper d'abord 50 sites foireux avant de trouver quelque chose d'honnête.
Celui qui a dit que tout le monde avait le droit de s'exprimer était un imbécile. La liberté d'expression est valable à partir du moment où, en face, les gens qui écoutent sont assez éduqués et intelligents pour faire la part des choses. En peinture, à l'époque de la renaissance, si tu n'avais pas un minimum d'acquis, de la technique et du talent, tu ne faisais rien. Si tu vas dans un musée et que tu regardes le niveau du plus méconnus des peintres de l'époque, il était déjà impressionnant. Depuis que l'on a démocratisé la peinture, tu as certes des grands qui sont arrivés, mais aussi des milliers qui en ont profité et dont on se serait franchement passé. En musique idem, le PC bon marché, le sampler, Cubase ou autre et le graveur ont donné à tous, le moyen de produire quelque chose. Mais comme toujours, l'accessibilité à une technologie de masse n'a pas que du bon. Aujourd'hui, tu entends des CDs où des guitares ne sont pas en place, où des solos sonnent faux, avec des chanteurs qui feraient mieux de prendre des cours, des batteurs tellement triggués et retouchés qu'ils semblent être des boites à rythmes. Des compos qui ressemblent à ce qui se faisait, il y a 10 ou 20 ans. En ce moment, on nous bassine avec la vague "True Metal", qu'est-ce que cela veut dire ? Peut-être faisons-nous du "False Metal" ? Que ces gars veulent faire du Heavy n'a rien de contestable, mais que l'on ne vienne pas nous dire que c'est un retour aux sources parce que ça n'en est pas un. Dans ce cas, tu reviens au Rock, c'est ça la base. De plus, pour revenir aux sources, il faut peut-être avoir vraiment expérimenté le reste, et je crois que si l'on voulait bien s'ouvrir un peu plus, il y aurait d'autre chose à faire avec le Metal que du Heavy pendant vingt ans encore.

20. Nous en parlions plus haut, vous avez créé une association, Hidden, peux-tu nous en parler un peu, qui regroupe-t-elle, quel est son rôle propre ? A quoi sert-elle en somme :) ?

Hidden Association, c'est un peu l'ombre qui plane sur nous, une association créée et gérée par nous-mêmes en tant que visionnaires. On a produit les deux premiers albums de PENUMBRA : "Emanate" et "The Last Bewitchment", notre album "Crisis" et le maxi "The Fluid", et bientôt devrait voir le jour "Cryopsis", un nouveau groupe avec un album à vous glacer le sang. On a peu près tout ce dont on a besoin en matière de production : technique du son, graphisme, production artistique, photos, etc… mais le mieux est d'aller voir le site à http://hidden.ifrance.com, tout y est expliqué.

21. Dernière question mais pas des moins intéressantes, quelle est ta playlist actuelle ?

"Wages Of Sin" - ARCH ENEMY, "Untouchables" - KORN, "Hi-Fi Serious" - A, "As If To Nothing" - Craig Armstrong. Sinon, on s'est fait nous-mêmes un Best-of de PESTILENCE, qu'on a remasterisé dans notre studio, alors y tourne à donf ! Et les trucs qui tourneront toujours, les vieux classiques : "Heartwork" - CARCASS, "South Of Heaven" et "Reign In Blood" (inutile de donner le nom du groupe se serait criminel), "Strenght Beyond Strenght" - PANTERA (juste le titre, ça te fait la journée), tous les CORONER, "Somewhere In Time" - IRON MAIDEN, l'Ode à la joie de Beethoven (quel putain de single !).

22. Je te remercie pour le temps passé à répondre, je te laisse le soin de conclure cet entretien comme tu le souhaites.

Il faut continuer à écouter de la musique, toute sorte de musique, s'intéresser à ce qu'elle requiert comme engagement. C'est un monde d'expression qui ne doit pas être pourri comme tant d'autres. Je m'appelle Franck Kobolt et j'emmerde toutes les starlettes parvenues grâce à M6 et son loft décadent. Nous ne sommes pas ce que nous voyons à la télévision. Nous valons mieux que ça et surtout mieux que l'Oréal et ses pubs pour adolescentes en mal de top modélisation, je ne suis pas trop top, tu n'es pas fashion, arrêtons de croire que grâce à la TV nous deviendrons tous des stars d'un soir comme le mentent si bien Arthur et tous ces enfoirés, qui nous laissent entendre que l'on est rien quand on ne se balade pas avec un blondasse de 1m80 aux gros seins à Cannes. Que vous soyez musiciens, éboueurs, postier ou cadre à la SNCF, instituteur ou étudiant n'a pas d'importance, si vous êtes animés de cette passion et de cette force pure qu'est la détermination dans ce que vous faites de votre vie.

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